Coopération culturelle et scientifique

Les relations franco-azerbaidjanaises sont particulièrement fortes dans le domaine de la coopération culturelle et scientifique, et les initiatives communes ont connu une croissance exponentielle depuis 1993. Cette coopération entre les deux pays est manifeste surtout dans le cadre des rapports entretenus avec l’UNESCO et le Conseil de l’Europe. Il est utile de mentionner le rôle pertinent, joué par l’Ambassade de France en Azerbaïdjan dans l’organisation des journées de la francophonie dans les différentes villes de l’Azerbaïdjan.

De nombreuses initiatives bilatérales renforcent cette coopération. A titre d’exemple, peut-on rappeler la commémoration, en 1995 à Paris, par l’intermédiaire de l’UNESCO, du 500e anniversaire du décès du génie azerbaidjanais de lettre Mohammed Fuzuli, la mise en place en 1998 de concerts symphoniques des plus grands compositeurs azerbaïdjanais, comme Gara Garayev et Uzeyir Hadjibayov.

A l’occasion de la célébration de la fête national Novrouz, l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France a pris l'initiative d'organiser le concert à la mairie de Paris, en invitant la chanteuse populaire des musiques traditionnelles de l’Azerbaïdjan, Mme Sakina Ismayilova.

Le fonctionnement à Bakou du Centre Culturel George Sand et la mise en place en 2003 d’un Master d’études de français dans quatre universités azerbaïdjanaises, en partenariat avec l’Université Marc-Bloch de Strasbourg, évoquent, une fois de plus, l’intérêt manifesté en Azerbaïdjan pour la culture et la civilisation française.

Comme suite logique d'élargissement des rapports culturelles entre les deux pays, le Ministère de Culture de l'Azerbaïdjan, conjointement avec le groupe d'amitié France-Azerbaïdjan ont assisté à la mise en œuvre de l'exposition des toiles variés des peintres azerbaidjanaises, inaugurée au mois d'août 2004 à l'Orangerie du Senat français, en présence du Président de la République d'Azerbaïdjan M. Ilham Aliyev, en visite en France.

Les tableaux des peintres de renommés comme Tahir Salakhov, membre de l'Académie française des Beaux-Arts; Togrul Narimanbayov, mais également des jeunes talents azerbaidjanais, ont su capter et ravir un public parisien pourtant exigent.

La présentation mixte par les cinéastes français et azerbaidjanais de ses œuvres lors du festival  de cinéma « Est-Ouest », se déroulant à Bakou, fut une illustration forte de la coopération bilatérales dans le domaine cinématographique.

En 1999, à Paris, dans le cadre de la célébration d’un œuvre épique « Dédé Korkud», de nombreux solistes, artistes et musiciens azerbaidjanais ont montré leurs savoir-faire devant un public français ébloui.

Rappelons également l’initiative d'organiser une manifestation, appelée «  Le Printemps des Musées » qui a eu lieu le 2 mai 2004 à Bakou, mais aussi à Lankaran, Shaki, Gandja et dans les autres villes de l’Azerbaïdjan, sous le patronage du Vice-Ministre de la Culture,  Mme Sevda Mammadaliyeva.

L’exposition, le 3-13 mai 2004, des photos liées au pôle archéologique du Gobustan au sein de l’UNESCO à Paris, a suscitée un vif  intérêt  du Comité du patrimoine mondial.

Tenant compte du succès, remporté par des manifestations antérieures, le  14 mai 2005,  le Ministère de la Culture et de la Communication, conjointement avec la Direction des Musées de France, décide d'organiser une exposition intitulée "Lumières dans la nuit", présentant au grand public français des trésors du patrimoine national, émanant des musées azerbaidjanaises.

Au cours des vacances scolaires, en juin-juillet 2006, la première visite des élèves azerbaidjanais de l’école chorégraphique de Bakou en France a été réalisée, leur permettant de participer aux différents festivals folkloriques, mais aussi, d’assister les cours de danse au Centre National de la Danse de Paris.

La coopération  entre les deux pays dans le domaine archéologique débute en 2006 par la fouille conjointe dans la ville azerbaidjanaise d'Agstafa.

Les rapports culturels franco-azerbaidjanais ont connu un tournant majeur à l'occasion du visite d'Etat que Président Ilham Aliyev, a effectué en France du 29 au 31 janvier 2007, à l'invitation du Président Jacques Chirac. La France et l’Azerbaïdjan ont rappelé leur attachement aux principes et objectifs évoqués dans le "Traité d’amitié, d’entente et de coopération entre la République française et la République d’Azerbaïdjan", signé le 20 décembre 1993. Les deux pays ont exprimé leur satisfaction concernant le développement des relations bilatérales et  ont souligné l’importance qu’ils attachent au développement de la coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, ainsi qu’à l’organisation de journées culturelles croisées. Lors de cette visite, les différents documents ont été signés par les deux parties,  notamment le Protocole entre le Ministère de la Culture et de la Communication de la République française et le Ministère de la Culture et du Tourisme de la République d’Azerbaïdjan relatif à la coopération dans le domaine des musées et du tourisme et le mémorandum, préconisant la coopération entre la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque nationale d’Azerbaïdjan Mirza Fatali Akhundov.

En avril 2008, à l’occasion du 90ème  anniversaire de la République d'Azerbaïdjan, une célébration avec la participation des différents collectives musicales d’enfant a eu lieu à Paris et Strasbourg.

Le  26 novembre 2009 dans le Centre international de Mugham, le Ministère de la Culture et du Tourisme de la République d’Azerbaïdjan conjointement avec l’Ambassade de France en Azerbaïdjan ont organisé un concert, avec la participation du pianiste Laurent Jochum et de la flûtiste Carine Dupre.

Les 4 et 5 octobre 2010, le fameux musicien de jazz, jeune prodige d'Azerbaïdjan Isfar Sarabski a donné des concerts au Duc des Lombards de Paris. Lors de ces concerts il fut accompagné par Vagif Aliyev (Bassiste) et Emil Hasanov (Batteur). Le concert du 4 octobre a été transmis en direct sur les ondes de radio TSF Jazz. Le 6 octobre 2010 un concert de solo d'Isfar Sarabski était organisé par l'Ambassade d'Azerbaïdjan en France dans le salon d'honneur de la Mairie de la ville de l'Aigle, en Basse Normandie. Les 3 concerts ont remporté un grand succès et conquis le cœur des passionnés de jazz.

La participation des élites culturelles mondialement connues et des jeunes talents de deux pays dans les différents événements culturels, ont pour objectif de contribuer à favoriser les échanges et les dialogues interculturels franco-azerbaidjanais, auxquels prêtent la main forte les représentations diplomatiques de deux pays respectifs.

 

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2011

 

Chanson « Shamakhi » du maire-adjoint de la ville de Gaillard

 

Dans le cadre de coopération décentralisée entre les régions d’Azerbaïdjan et de France, un projet de futur jumelage entre deux villes, Shamakhi et Gaillard, a été initié par l’Ambassade d’Azerbaïdjan en France. Dans le cadre de ce projet, une visite de connaissance avec la ville de Shamakhi a été organisée, en octobre 2011, pour une délégation de la Mairie de la ville de Gaillard. Emu par l’hospitalité de la population locale et la beauté des paysages de Shamakhi, Maurice Simon, maire adjoint de Gaillard, a dédié une chanson à Shamakhi.  

 Paroles de la chanson "Shamakhi" de Maurice Simon
 

SHAMAKHI

 

La nuit égrène ses étoiles,

les derniers rêves des enfants;

le matin tisse sa toile,

et le jour surgit du néant.
 

Qui sait ma peine et mes chagrins?

personne je crois ne le comprend.

Je souffre de te savoir loin,

tu es partie pour si longtemps.
 

Comment vis-tu en faculté

à Bakou la capitale ?

Comment se passent tes soirées,

en cette saison hivernale?
 

Dis moi si tu es invitée

à des soirées ou à des fêtes,

s'il t'arrive alors de danser

de m'oublier même, peut-être?
 

A Shamakhi, tu le sais bien,

en ton absence je m'étiole,

guettant ton courrier le matin

comme l'aigle la proie au sol.
 

Voilà maintenant deux semaines

qu'aucune lettre n'est arrivée.

Je sens se dilater ma peine,

et ne cesse de me questionner.
 

Pardonne-moi, ma tendre amie,

d'ainsi toujours t'importuner,

mais si j'ai peur d'être trahi,

c'est faute de bien trop t'aimer.
 

Pourquoi n'osais-je te dire ces mots

que j'offre aux vents comme aujourd'hui,

et qui te porteront l'écho

de cette blessure qu'est ma vie ?
 

Tu sais les hommes sont ainsi,

pudiques et hâbleurs à la fois;

pourquoi donc ne t'ai-je pas dit

combien je ne suis rien sans toi ?
 

Je marche, longuement parfois,

laissant le spleen m'envahir,

lisant Alexandre Dumas

ou notre poète Sabir.
 

J'aime la compagnie des morts

bien plus que celle des vivants ;

car ils m’offrent leur réconfort,

et me dispensent de leur jugement.
 

Peut-être me suis-je égaré

en d’inutiles confidences,

mais devais-je taire et cacher

l’objet secret de ma souffrance ?
 

Ô fille brune d’Azerbaïdjan,

écoute, je te le conjure,

offre moi l’amour maintenant,

et j’en tisserai un futur.
 

Un jour, un jour prochain viendra

comme un premier matin du monde,

sur la terre de zarathoustra

pour nos amours vagabondes.
 

Maurice SIMON

Novembre 2011

ŞAMAXI

Gecə ulduzlarını bir-bir söndürür,

uşaqlar son yuxularını görür,

sübh açılır

və boşluqdan gün doğur.
 

Kim bilir mənim dərdimi, kədərimi ?

heç kim, məncə, bunu anlamır.

Sənin uzaqda olmağından iztirabdayam,

sən çox uzun müddətə getmisən.
 

Bakı paytaxtında 

universitetdə oxuyarkən necə yaşayırsan ?

Bu qış fəslində

axşamları necə keçirirsən ?
 

De görüm, səni gecələrə və ya bayramlara

dəvət edirlərmi,

onlarda rəqs edirsənmi,

bəlkə artıq məni unudursan ?
 

Bilirsən ki, Şamaxıda,

sənsiz soluram,

hər səhər, qartal yerdə ovunu izlədiyi kimi,

sənin məktubunun yolunu gözləyirəm.
 

Artıq iki həftədir ki,

səndən heç bir məktub gəlməyib.

İztirabım böyüyür

suallar məni rahat buraxmır.
 

Mənim mehriban dostum,

səni həmişə belə bezdirdiyimə görə

məni bagışla.

Amma mənim xəyanət qorxum

çox sevməyimdəndir.

 

Niyə sənə bu gün küləyə bəxş etdiyim və

mənə yara olan həyatımdan

xəbər gətirən sözləri sənə

əvvəl deməyə cürət etmədim ?

 

Bilirsən, kişilər belədir,

eyni zamanda həm cürətsiz, həm lovğadırlar.

axı, niyə sənə sənsiz heç nə olduğumu

deməmişdim ?

 

Mən bəzən çox gəzirəm,

qussə məni bürüyür,

Aleksandr Dümanı

 

və ya da bizim şair Sabiri

 

oxuyuram.

 

Ölülərin müşahidəsi

canlılardan mənə daha xoşdur.

çünki onlar mənə təsəlli gətirir

və mənə öz fikirlərini söyləryirlər.

 

Bəlkə də mən faydasız ürək sözlərim

 

içində azmışam,

amma susmaq və iztirablarımın səbəbini

 

Gizli saxlamaq düzgün olardımı ?

 

Ah, qarabuğdayı Azərbaycanlı qızı,

Dinlə məni, sənə söz verirəm,

Mənə indi məhəbbətini bəxş elə,

Mən ondan gələcək quraram.

 

Bizim sərgərdan məhəbbətlərimiz üçün də

Zərdüşt diyarına

dünyanın ilk sübhü tək

bir gün, bir gün gələcək.

 

Moris SİMON

2011-ci il, noyabr