2017-03-14
La déclaration de la communauté azerbaïdjanaise en France concernant la visite officielle du président Ilham Aliyev à Paris

Nous, la communauté azerbaïdjanaise en France, soutenons la visite officielle du président de la République d’Azerbaïdjan, les 13 et 14 mars 2017 à Paris.

Depuis la restauration de la 2ème République d’Azerbaïdjan, les relations bilatérales ont atteint un haut niveau. Les visites mutuelles des chefs d'Etat, l'établissement de relations étroites entre les gouvernements et les parlements, le développement des relations politiques, économiques et culturelles élargissent les champs d'application de la coopération entre les deux pays qui montrent de près ces liens forts.

La France est le 2ème pays à reconnaitre l’indépendance de l’Azerbaïdjan. Cette année les deux pays fêtent le 25ème anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Il est également important de mentionner que le conflit du Haut-Karabakh n’est toujours pas résolu au jour d’aujourd’hui. Ce dernier a donné lieu à des affrontements de 1988 à 1994 entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, s’est soldé par l’occupation de 20% des territoires azerbaïdjanais (le Haut-Karabakh et sept régions environnantes) et l’expulsion de la population azerbaïdjanaise de ces régions. Aujourd’hui, avec près d’un million de réfugiés et de personnes déplacées internes (PDI), soit 10% de sa population, l’Azerbaïdjan est un des pays qui compte le plus grand nombre de réfugiés et PDI par habitant au monde.

A la suite de cette politique de nettoyage ethnique menée par les forces armées de la République d’Arménie dans la région azerbaïdjanaise du Haut-Karabakh, plus aucun azerbaïdjanais ne reste dans cette région occupée. Le point culminant de ce nettoyage ethnique a été le génocide de Khodjaly perpétré le 26 février 1992, dont les 25 ans ont été commémorés il y a quelques jours. Le Président actuel de la République d’Arménie, Serge Sarkissian, qui avait commandé personnellement le génocide de Khodjaly, l’avait publiquement reconnu dans ses nombreuses interviews aux médias internationaux.

Les bases fondamentales pour le règlement du conflit ont été définies dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU N°822 (1993), 853 (1993), 874 (1993), 884 (1993) et la résolution N° 62/243 (2008) de l’Assemblée Générale de l’ONU. Ces résolutions condamnent l’usage de la force envers l’Azerbaïdjan et l’occupation de ses territoires, et réaffirment la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan et l’inviolabilité de ses frontières internationalement reconnues. Elles exigent le retrait immédiat, complet, et inconditionnel des forces occupantes de tous les territoires occupés de l’Azerbaïdjan.

Malgré ces résolutions de l’ONU, les résolutions de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) (2005 et 2016), du Parlement européen, les efforts du Groupe Minsk de l’OSCE et de la communauté internationale en général, ce conflit reste à ce jour non-résolu. Depuis le cessez-le-feu en 1994, l’Arménie ne cesse d’attaquer la population civile des communes frontalières et n’accepte aucune solution pacifique proposée par les organisations internationales.

Aujourd’hui, le souhait de chaque Azerbaïdjanais déplacé est de retourner dans ses terres natales et cette occupation ne peut plus perdurer.

Au nom de toute la communauté azerbaïdjanaise en France, nous demandons à la France, en tant que pays co-président du Groupe de Minsk de l’OSCE, ainsi qu’à la communauté internationale, de réagir et de condamner cette agression afin de contribuer au rétablissement de l'intégralité territoriale de l'Azerbaïdjan par la voie pacifique. Nous appelons enfin l'Arménie à prendre conscience qu'elle ne peut durablement maintenir l'occupation du Haut-Karabakh tout en cherchant à se présenter, contre toute vérité historique, en victime d'un conflit qu'elle a déclenché elle-même. Compte tenu de la présence actuelle en France du président de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev nous déclarons notre soutien à sa politique du règlement du conflit d’arméno-azerbaïdjanais et nous espérons vivement que cette politique mènera à une solution rapide et durable.