Communiqué de presse du Ministère des affaires étrangères de la République d’Azerbaïdjan
26 février 2026
N°049/26
Déclaration à l’occasion du 34ᵉ anniversaire du génocide de Khojaly
Aujourd’hui marque le 34ᵉ anniversaire du génocide de Khojaly, commis par les forces armées de l’Arménie.
Le génocide de Khojaly constitue l’un des crimes les plus graves perpétrés dans le cadre de la politique d’occupation et de génocide menée par l’Arménie contre l’Azerbaïdjan.
Dans la nuit du 25 au 26 février 1992, les forces armées arméniennes ont attaqué la ville de Khojaly, qui était assiégée depuis octobre 1991 et privée de liaisons routières ainsi que d’approvisionnement en énergie, et se sont livrées à des atrocités massives contre la population civile azerbaïdjanaise.
Lors de ce massacre, perpétré par les forces armées arméniennes avec l’aide du 366ᵉ régiment motorisé de l’ex-URSS, 613 personnes, dont 63 enfants, 106 femmes et 70 personnes âgées, ont été tuées à Khojaly avec une cruauté toute particulière. 487 personnes ont été grièvement blessées, 1 275 habitants ont été pris en otage et soumis à des tortures. Huit familles ont été complètement anéanties, 130 enfants ont perdu l’un de leurs parents et 25 enfants ont perdu leurs deux parents. Le sort de nombreuses personnes prises en otage demeure inconnu.
Ces atrocités n’étaient pas de simples actes de guerre, mais faisaient partie d’une politique de haine ethnique et de discrimination. Les massacres ciblés perpétrés par l’Arménie contre les Azerbaïdjanais dans d’autres localités azerbaïdjanaises, telles que Baghanis Ayrim, Jamilli, Karkijahan, Meshali, Malibeyli, Garadaghly, Tugh, Selaketin etc. démontrent clairement le caractère systématique et planifié du génocide de Khojaly.
Le génocide de Khojaly constitue une violation flagrante du droit international, notamment de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, et d’autres normes et standards humanitaires internationaux. Cette tragédie doit recevoir la qualification et la reconnaissance qui lui revient dans le système juridique international en tant que crime contre l’humanité.
Les faits existants concernant le caractère intentionnel du génocide de Khojaly, y compris les aveux de l’un de ses organisateurs, alors ministre de la Défense de l’Arménie et ancien président, Serj Sargsyan, confirment que cette tragédie faisait partie d’une politique délibérément conçue.
Comme dans tous les autres territoires libérés de l’occupation, la vie revient aujourd’hui à Khojaly, qui demeure l’une des blessures encore ouvertes de notre peuple ; notre État et notre Nation n’oublient pas les victimes de ce génocide et perpétuent leur mémoire.
À l’occasion du 34ᵉ anniversaire du génocide de Khojaly, nous honorons une fois de plus la mémoire des victimes innocentes de cette tragédie.
Qu’Allah ait leurs âmes !