2018-05-23

Le cheval karabakh: Un long chemin pour trouver le bon cheval - PHOTOS

Printemps 1992. Nous étions une poignée de journalistes étrangers réunis dans un petit appartement de Ahundov Kucesi à Bakou. Un couple turco-américain de correspondants nous avait offert l’hospitalité, faute de place dans les hôtels pris d’assaut par les réfugiés du Karabakh.

L’Union Soviétique n’existait plus et des conflits ethniques, territoriaux ou religieux éclataient les uns après les autres sur les décombres du défunt empire. Le Karabakh était l’un de ces théâtres de guerre sanglants, peut-être même le plus important, et nous attendions l’autorisation de nous rendre sur le terrain des combats. Le gouvernement craignait pour notre sécurité et cherchait à nous trouver un moyen de transport acceptable pour faire ce périlleux voyage. L’année précédente, une journaliste azérie avait été criblée de balles dans un guetapens tendu par les milices arméniennes sur la route. La longue attente m’a permis d’interviewer des politiciens de tous bords, mais aussi d’explorer tous les recoins de Bakou, et même d’embarquer dans un hé- lico pour partir avec les ouvriers du pétrole vers Neft Dashlari, une ville construite sur un ilôt artificiel servant de plate-forme offshore. A la fin, il ne me restait plus rien d’autre à faire que d’aller visiter le musée du tapis, un luxe inimaginable en temps de guerre! l’Azerbaïdjan est l’un des berceaux de cet art répandu dans toute la région, et moi, j’en avais déjà la passion et une certaine connaissance.

https://fr.azvision.az/news/58810/le-cheval-karabakh-un-long-chemin-pour-trouver-le-bon-cheval-photos.html

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