2021-01-22

Communiqué de presse de l`Ambassade de la République d`Azerbaïdjan en République française

Ces derniers temps, la partie arménienne s’emploie constamment à soulever la question des citoyens de l’Arménie détenus du côté azerbaïdjanais devant les Etats étrangers et les organisations internationales. Elle cherche à le présenter comme une violation des normes du droit international humanitaire, ainsi que du paragraphe 8 de la Déclaration tripartite signée le 10 novembre 2020 par l’Azerbaïdjan, l'Arménie et la Russie et s’efforce de s’en servir comme un moyen de pression sur notre pays. A cet égard, nous rapportons ce qui suit :

  • la partie azerbaïdjanaise, affichant son attachement au droit international humanitaire et partant de la Déclaration tripartite susmentionnée, a déployé des efforts consécutifs visant à résoudre les questions liées à la restitution des prisonniers de guerre capturés par l’Azerbaïdjan pendant la guerre et des corps des militaires arméniens neutralisés à la suite des opérations militaires, et s’est ainsi acquittée de ses engagements;
  • après la signature de la Déclaration tripartite, les corps de 1019 militaires arméniens ont été directement remis à l’autre partie ou découverts par la partie arménienne sur les territoires sous notre contrôle lors des recherches menées suite aux conditions appropriées créées par l’Azerbaïdjan. Des activités en ce sens sont poursuivies même à présent par l’intermédiaire du contingent russe de maintien de la paix et la partie azerbaïdjanaise continue  de mettre en place des conditions nécessaires pour retrouver les corps des militaires arméniens;
  • durant cette période, 59 personnes détenues du côté azerbaïdjanais ont été également remises à l’autre partie. De ce fait, les allégations formulées par l’Arménie faisant état de non-respect par l’Azerbaïdjan du paragraphe 8 de ladite Déclaration sont dénuées de tout fondement;
  • quant aux personnes actuellement détenues par l’Azerbaïdjan, nous déclarons que 62 d’entre elles sont des membres d’un groupe de sabotage terroriste arrêtés à la suite d’une opération antiterroriste menée en décembre 2020 par le Ministère de la Défense et du Service de Sécurité nationale de la République d’Azerbaïdjan sur le territoire du district de Khodjavend;
  • ces personnes sont des citoyens de l’Arménie et habitants de la province de Shirak de ce pays. Elles ont été incorporées comme des conscrits dans les rangs des forces armées de l’Arménie. Elles avaient été déployées sous forme d’un groupe subversif terroriste de l’Arménie sur le territoire azerbaïdjanais le 26 novembre - après la signature de la Déclaration tripartite du 10 novembre 2020 prévoyant l’arrêt de toutes les actions militaires entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, afin de commettre des actes terroristes contre nos militaires et civils. Lors de l’arrestation de ces personnes dans le cadre de l’opération antiterroriste, plus d’un mois s’était déjà écoulé depuis l’entrée en vigueur de la Déclaration tripartite;
  • à la suite des actes terroristes commis par le groupe, 4 militaires des forces armées de l’Azerbaïdjan ont été assassinées, 2 autres et un civil blessés. Une affaire pénale a été ouverte à l’encontre des personnes détenues en vertu de la législation de la République d’Azerbaïdjan et l’enquête est en cours;
  • après la cessation des hostilités entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, le déploiement par cette dernière de ses forces armées sur le territoire azerbaïdjanais va à l’encontre non seulement des normes et principes du droit international, mais aussi constitue une violation par ce pays de ses obligations découlant de la Déclaration tripartite;
  • il est totalement infondé de considérer comme prisonniers de guerre les personnes déployées sur nos territoires avec ordre de commettre des actes terroristes sur le sol azerbaïdjanais et d’exiger leur remise conformément à la Déclaration tripartite du 10 novembre;
  • le paragraphe 8 de la Déclaration du 10 novembre ne concerne que les personnes détenues ou neutralisées dans la période précédant sa signature. Les personnes en question ont été déployées sur le territoire azerbaïdjanais après la signature de la Déclaration tripartite et arrêtées en train de commettre des actes terroristes contre l’Azerbaïdjan. L’article pertinent de la Déclaration du 10 novembre ne peut, de ce fait, s’appliquer à l’égard des personnes arrêtées après sa signature.

Paris, le 21 janvier 2021

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